Le Rêve d’une homme ridicule – Dostoïevski
Par CarolineLhonneux
« Je suis un homme ridicule. Maintenant, ils disent que je suis fou. Ce serait une promotion, s’ils ne me trouvaient pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant je ne me fâche plus, maintenant je les aime tous, et même quand ils se moquent de moi – c’est surtout là, peut-être, que je les aime le plus.(...)
Un journal inédit et la réédition de son premier recueil de nouvelles permettent de redécouvrir Frédéric Berthet, trois ans après sa mort. Un écrivain précieux dont le style nous transporte au-delà du « bel aujourd’hui ».
[ Rentrée littéraire ] : Christine Avel – L’Apocalypse sans peine
Par CarolineLhonneux
Après son premier roman Double foyer paru en 2005 au Dilettante, Christine Avel nous offre un recueil de douze nouvelles. Sucré, salé, amer, acide : voici quelques goûts recueillis lors de la lecture de L’Apocalypse sans peine.
Recueil de nouvelles qui déclenche le rire, le rire libératoire et jubilatoire. Loufoque, à la frontière de toutes les limites morales, voire en net franchissement de ligne blanche, ces nouvelles jonglent avec la pitrerie, l’exercice de style, le plaisir du jeu de mots barbare et gamin, et une volonté de casser quelques règles de savoir vivre.
C’est sur fond de révolte, de grève et d’une population exploitée et sacrifiée sur les chantiers côtiers de la Mer Jaune ou aux abords de Séoul que Hwank Sok-Yong expose les destins tragiques d’hommes tiraillés entre leurs droits les plus fondamentaux et l’industrialisation de leur pays.
La poésie comme arme imparable face à des âmes perdues et éperdues aux prises avec une civilisation dépeinte avec cynisme et insolence. Des traits autobiographiques happés par la force d’un recueil composé de trois récits différents mais dont l’essence commune ne fait aucun doute. Voilà l’œuvre de Yi Sang, Les ailes.
Parce que seul Dieu est parfait les Spokanes laissent un défaut dans leurs costumes de cérémonie. Cette petite perle est aussi le plus bel hommage que ces hommes et femmes rendent à la fragilité de l'homme. La reconnaissance du faillible, de la faiblesse, et l'art de lui donner une beauté unique, intemporelle, magique.