Comparatif: Mac VS Windows, lequel est le plus ancien?

Personne ne cite jamais MS-DOS dans les débats passionnés entre Mac et Windows. Pourtant, la chronologie des systèmes d’exploitation n’est pas qu’une affaire de dates : derrière les années qui séparent la sortie du Macintosh (1984) et celle de Windows (1985), il y a toute une histoire de choix technologiques et de visions du monde informatique.

La sortie du Mac un an avant Windows ne dit pas tout. Dès 1981, Microsoft propulsait déjà des PC sous MS-DOS, bien loin du public visé par Apple. Mais la question de l’antériorité ne se limite pas à une simple ligne du temps. Ce sont deux stratégies, deux manières de penser l’informatique personnelle qui se sont affrontées. D’un côté, l’obsession d’Apple pour le contrôle de bout en bout, de l’autre, l’ouverture radicale de Microsoft et la multiplication des configurations possibles. Ce sont aussi ces choix qui, aujourd’hui encore, influencent l’expérience au quotidien, le prix à payer, la liberté qu’on s’accorde sur sa machine.

MacOS et Windows : qui a réellement ouvert la voie ?

Régulièrement, le débat fait rage : qui a donné le premier coup de pied dans la fourmilière des ordinateurs personnels ? Sur ce terrain, Apple frappe fort dès janvier 1984 avec le Macintosh. L’interface graphique, la souris, une approche totalement inédite de la relation homme-machine. Pendant ce temps, la majorité des PC carburent encore à la ligne de commande sous MS-DOS, bien moins séduisante pour le grand public.

Microsoft réagit avec Windows 1.0 en novembre 1985. Mais à ses débuts, Windows se contente de superposer des fenêtres à MS-DOS. Rien de comparable à la cohérence du système Apple, où tout semble pensé d’un bloc pour l’utilisateur. Sur l’échiquier de l’informatique personnelle, MacOS prend donc une longueur d’avance en matière d’interface graphique.

Il ne faut pas pour autant écarter MS-DOS. Dès 1981, ce système équipe des millions de PC compatibles IBM. Mais il ne s’agit pas d’une expérience pensée pour le grand public. La vraie bataille de la convivialité débute avec l’arrivée du Macintosh puis de Windows, deux plateformes qui, dès lors, dessinent la carte de l’informatique familiale et professionnelle, du poste de bureau à l’ordinateur portable dernier cri.

Deux chemins, deux philosophies

Dès le départ, Apple et Microsoft tracent des routes opposées pour leur système d’exploitation. Chez Apple, la règle est claire : tout passe par la maison mère. Le matériel, le logiciel, jusqu’aux processeurs Apple Silicon désormais conçus en interne. Résultat : une machine parfaitement huilée, optimisée jusque dans ses moindres détails. Les MacBook actuels, boostés par les puces maison, laissent loin derrière les années Intel Core et imposent un nouveau standard de réactivité, d’autonomie et de silence.

Microsoft, à l’inverse, parie sur la diversité. Windows s’installe partout, du PC premier prix à la station ultra-spécialisée, et s’accommode de toutes les configurations. Cette ouverture nourrit une incroyable variété de matériels et de tarifs, et donne au consommateur une liberté de choix que peu de plateformes égalent. Les puces Intel et AMD, les cartes graphiques multiples, la personnalisation à tous les niveaux : Windows s’est bâti sur ce foisonnement.

Ce contraste reste vif. Apple poursuit son intégration verticale, affinant la coopération entre matériel et logiciel. Microsoft maintient sa compatibilité universelle, ouvrant sa porte à tous les constructeurs. Deux trajectoires qui structurent durablement le paysage des ordinateurs personnels et continuent d’alimenter la rivalité, génération après génération.

Compatibilité, performances, prix : où se situent les vraies différences ?

Comparer Mac et Windows ne se limite pas à choisir un logo ou une esthétique d’interface. Plusieurs critères s’imposent pour distinguer les deux mondes. Voici les principaux points à examiner de près :

  • Le choix des composants matériels est presque illimité sous Windows. Cartes graphiques, processeurs Intel Core ou AMD, options de RAM à la carte : cette pluralité permet une personnalisation très poussée, mais elle peut aussi compliquer la maintenance et le support technique.
  • Cette diversité permet d’adapter précisément la machine à son usage, mais elle implique aussi une vigilance accrue pour les mises à jour ou la compatibilité logicielle.

De son côté, Apple mise sur l’homogénéité. Les MacBook Air M1 et M2 illustrent cette philosophie : autonomie record, puissance maîtrisée, gestion thermique discrète. Les sauvegardes automatiques avec Time Machine et la sécurité du système renforcent le sentiment de fiabilité, surtout pour les professionnels.

Sur la question du prix, la séparation est nette. Sous Windows, l’éventail des tarifs va de l’entrée de gamme au très haut de gamme. MacBook reste synonyme d’investissement conséquent, mais la durée de vie généralement supérieure et une revente plus avantageuse équilibrent l’équation sur le long terme.

Pour aller plus loin dans la comparaison, voici les critères qui comptent vraiment :

  • Compatibilité logicielle : la bureautique et le jeu restent le point fort de Windows ; la création audiovisuelle conserve son bastion sur Mac.
  • Performances : les Apple Silicon rivalisent désormais avec les meilleures machines PC, parfois même au-delà pour certaines tâches créatives.
  • Support technique : Apple garde la réputation d’un service réactif et homogène ; chez Windows, tout dépend du fabricant du matériel, ce qui peut entraîner des expériences très variables.

Jeune femme regardant un ordinateur portable avec matériel ancien autour

À chacun sa machine, à chacun son usage

Les profils d’utilisateurs sont aussi variés que les machines disponibles. Les créateurs, photographes, monteurs, graphistes, optent souvent pour l’écosystème Apple, séduits par l’intégration sans couture entre Mac, iPhone, iPad ou Apple Watch. Transférer un projet via AirDrop, retrouver ses notes d’un appareil à l’autre, ou automatiser ses sauvegardes avec Time Machine : tout est pensé pour fluidifier le quotidien.

En face, le monde Windows brille par la polyvalence. Entreprises, gamers, chercheurs, professions techniques : cette plateforme leur laisse le champ libre. La gamme d’accessoires, la possibilité d’upgrader chaque composant, la compatibilité avec des logiciels métiers spécialisés, tout cela fait de Windows un choix stratégique pour qui cherche la flexibilité, la puissance brute ou la gestion de parc informatique à grande échelle.

Pour les étudiants, le choix de l’ordinateur portable oscille entre l’autonomie et la robustesse d’un MacBook Air M2, et la palette d’options abordables offertes par Windows. Trois critères tranchent le débat : l’écosystème, la nature des usages (création, bureautique, jeu), et la balance entre durée de vie et coût d’achat. Une rivalité sans fin, qui ne se résume jamais à une question de date de naissance ou de logo, mais bien à une histoire d’habitudes, de besoins et d’ambitions.

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